Texte à méditer :  Fais du feu dans la cheminée, Je reviens chez-nous, S'il fait du soleil à Paris, Il en fait partout   Jean-Pierre Ferland
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
60 Abonnés
Mes recettes et articles

Fermer Recette de cuisine

Fermer FAIT DE SOCIETE

Fermer FAITS DIVERS

Fermer FAITS DIVERS

Fermer Koutiala c'est au Mali

Fermer FAIT DE SOCIETE FRANCE

Bonjour les amis
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Nos autres sites
Vous aimez notre histoire, ce que nous faisons, alors venez visiter le pays dogon, la croisière sur le Niger, et d'autres différents, mais si vrai.
koutiala.fr/
niger.koutiala.fr/
www.planete-genealogie.fr/fontenille/
mathe.fontenille.net/
paysdogon.koutiala.fr/
video.koutiala.fr/f
ai.koutiala.fr/

bazin.fontenille.net/
FAITS DIVERS - LIGNE INTERROMPUE POUR "ÉRIC DE PARIS"

l'Essor n°16092 du - 2007-12-11 08http://www.essor.gov.ml/jour/img/v.gif

L'homme avait le don d'être très convaincant, téléphone en main. Mais il avait passé le coup de fil de trop

De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et le butin viendra en conséquence. Telle pourrait être la devise des escrocs de tout acabit qui prolifèrent actuellement dans notre pays et dont l'inventivité semble sans limite. A moins que ce ne soit la crédulité de leurs victimes qui soit plus prononcée qu'auparavant. A nos lecteurs de trancher et pour alimenter leurs discussions nous leur proposons l'affaire suivante dont la police a eu connaissance le 18 juillet dernier. Ce jour là, très tôt le matin (il était à peine 7 heures) un dénommé Youssouf Diawara, pharmacien de son état domicilié à Sévaré, mais se trouvant de passage à Bamako, frappa à la porte du commissariat du 3è Arrondissement.
Il expliqua aux policiers la peu banale mésaventure qui lui était arrivée, qui avait commencé par un coup de téléphone apparemment anodin et qui s'était conclue par la perte d'une somme plutôt rondelette dont il avait été littéralement dépouillé. En effet, un correspondant très original et très convaincant lui aurait soutiré une somme de quatre cent quinze mille francs (415.000f). Pourtant quand son téléphone sonna ce jour là, Youssouf Diawara ne se doutait pas qu'il allait être piégé par un malfrat particulièrement ingénieux.
Le pharmacien ne connaissait pas du tout la voix qui s'adressait à lui. Mais il crut facilement son correspondant lorsque ce dernier se présenta comme "Éric de Paris". Car l'homme s'exprimait dans un français des plus châtiés et il le faisait comme une personne ayant longtemps séjourné dans l'Hexagone, au point de prendre les intonations de nos amis gaulois et leurs tournures de langage. Ayant ainsi mis en confiance son interlocuteur, Éric expliqua qu'il était tombé sur Diawara par un bienheureux hasard. Il était, dit-il, un citoyen français qui venait très souvent passer ses vacances dans le nord du Mali. D'habitude, assura le "Français", les choses se passaient sans problèmes pour lui, mais cette fois-ci, il avait joué de malchance. Le véhicule qu'il utilisait, une "Touareg-2004", était tombé en panne entre Gao et Hombori. Éric disait avoir convaincu un paysan de lui prêter son téléphone et c'était ainsi qu'il était tombé sur Diawara. Il demandait au pharmacien de lui donner un double coup de main. Tout d'abord, en lui transférant des crédits de communication téléphonique pour qu'il puisse appeler d'autres amis. Ensuite, en l'aidant à avoir de quoi faire tracter son véhicule de Hombori à Sévaré.
L'escroc assura au pharmacien qu'il se mettrait d'accord avec lui sur la compensation de ces différents arrangements dès qu'il se trouverait à Sévaré. Youssouf Diawara et le Français se rencontrèrent effectivement à Sévaré. Éric déploya suffisamment d'éloquence pour convaincre le pharmacien de lui avancer de quoi faire venir son véhicule à Sévaré. Mais une fois en possession de l'argent demandé, l'homme s'éclipsa pour ne plus faire signe de vie. C'est après avoir passé plusieurs jours à rechercher la trace de son débiteur que Diawara finira par admettre qu'il avait été escroqué dans les grandes largeurs. Convaincu que Éric avait pris la poudre d'escampette pour Bamako, il se rendit dans la capitale et se rendit au commissariat du 3è Arrondissement pour expliquer ses déboires au chef BR Papa Mambi Keïta.

Rôdé dans sa spécialité : Les recherches lancées par ce dernier permirent tout d'abord d'établir que la ligne téléphonique du "Français" était attribuée à un certain Boubacar Draméra. L'intéressé fut intercepté par la brigade de recherches du poste de Faladiè, qui le mit de suite à la disposition du commissariat du 3è Arrondissement. Après un interrogatoire prolongé, l'homme avoua, mais pas dans le sens attendu par les agents. Il reconnut avoir effectivement recelé plusieurs cartes Orange d'une valeur de vingt-cinq mille francs à moitié prix avec un certain Seydou Draméra. Les policiers firent ce qu'ils ont l'habitude de faire dans ces cas là. Ils s'approprièrent du bout de piste qu'ils tenaient et se mirent à le remonter patiemment. L'enquête était toujours conduite par l’inspecteur principal de police Papa Mambi Kéita, plus connu sous le surnom de l"'épervier du Mandé". Spécialiste de la traque des éléments de la pègre bamakoise, Papa Mambi et ses éléments finirent par cerner toute une bande où se trouvait le fameux "Éric De Paris" dont le vrai nom est en fait Mohamed Sangaré.
Ce dernier avait comme acolytes Seydou Draméra, Boubacar Draméra, Xiuping, Habib Tembely, Daouda Samaké et Mamoutou Coulibaly. Tous sont de parfaits inconnus pour les enquêteurs, ne figurant pas dans les archives de la police judiciaire. Mais cette absence de fichage ne signifie pas que ce sont des débutants, encore moins des enfants de choeur. Elle prouve surtout qu'ils avaient été assez malins jusqu'ici pour ne pas se faire coincer pour leurs activités illicites. Mohamed Sangaré était sans conteste le cerveau de ce beau monde et son accent français n'était pas usurpé. L'intéressé a en effet longtemps séjourné dans l'Hexagone. C'est d'ailleurs en France qu'il a rôdé la technique utilisée contre Diawara. Ses futures victimes étaient toujours appâtées à partir d'un coup de téléphone. Selon les réponses que lui donnaient ses interlocuteurs, Éric définissait un modus operandi. Plus le"client" paraissait naïf, plus le coup monté était gros. L'homme était si rôdé dans sa spécialité qu'il n'hésitait pas à poursuivre ses manigances pendant ses séjours en prison (il en aurait fait plusieurs ).
C'était d'ailleurs parce qu'il commençait à être un peu trop connu de la police et de la justice françaises qu'il avait finalement décidé de se rapatrier au Mali. Où il continua à pratiquer l'art dans lequel il excellait, l'escroquerie. Mais Mohamed va devoir marquer une pause. Lui et sa bande se trouvent actuellement gardés au 3è Arrondissement en attendant de comparaitre devant le procureur de la République près le tribunal de première instance de la Commune II du District de Bamako. Le dossier qu'achèvent de ficeler les policiers est plutôt accablant et pourrait valoir au "Français" un séjour conséquent à l'ombre. Mais s'y repentira-t-il ? Ou - plus surement - réfléchira-t-il sur une autre manière d'exercer son talent d'escroc ?

Mh. TRAORÉ

 


Date de création : 11/12/2007 @ 13:59
Dernière modification : 01/11/2008 @ 23:08
Catégorie : FAITS DIVERS
Page lue 2891 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

 
Réactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


 
Qui sommes nous ?

Depuis l'automne 2007, Isabelle et Jean-Pierre ont immigré au Mali.
Pourquoi cette expatriation ? Un ami malien Oumar, nous a demandé de reprendre en main l'usine de pneus  qu'il a démarré en avril 2006 et qui a été fermée pour les vacances d'été le 4 aout 2007. La réalité était tout autre. Au mois  d'octobre 07, nous étions à Bamako pour régler le redémarrage de l'usine. Oumar nous disait tous les jours, "vous verrez quand vous serez à Koutiala, je quitterai Bamako et vous ne m'y verrez plus". Nous avons vite compris à notre arrivée à Koutiala, début novembre 2007. Car l'usine existe, les bâtiments, les machines, les outils, tout est là. En revanche, les caisses sont vides, mais nous, dans notre container, Oumar nous avait fait acheter de la matière première. Container que nous récupérerons péniblement à la mi-novembre.
En septembre 2008, la justice s'en mêle, on nous prend la voiture et l'usine est mise sous scellés
Depuis mars 2009, les administrateurs nous annoncent que l'usine va redémarrer dès qu'Oumar aura cédé ses parts de la société afin de rembourser toutes ses dettes.
Voici notre histoire, nous écrivons une lettre hebdomadaire en racontant nos aventures, car nous en avons. Vous pouvez écrire dans notre livre d'or, nous dire vos impressions par billet et réagir aux articles publiés.

Calendrier
Recherche



Webmaster - Infos

Texte à méditer :  Fais du feu dans la cheminée, Je reviens chez-nous, S'il fait du soleil à Paris, Il en fait partout   Jean-Pierre Ferland
Skin - Didier © 2007-2008 ( Magdavich.fr )
Gifs et fond du site par Charly ® GuppY Skins

Haut