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FAIT DE SOCIETE - Mais de qui se moque-t-on |
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Le Républicain, 28/11/07, AMION GUINDO tire sur une corde... raide, ...De ces différentes opinions, on peut retenir qu'Amadoun Amion Guindo et ses camarades ont poussé le bouchon trop loin, s'ils ne l'ont pas enfoncé dans la bouteille. Non seulement à cause de la durée de la grève mais surtout de par le nombre, la nature et le contenu des revendications déposées sur la table des négociations. Réputée sage pour n'avoir pas fait grève pendant dix ans, la CSTM veut avoir tout, tout d'un coup et tout de suite en faisant monter les enchères, en se livrant à la surenchère. Les revendications d'un syndicat sérieux tournent normalement autour de l'augmentation des salaires des travailleurs, l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail, le respect des droits et des libertés, etc. Tout le reste est superflu et relève de la fioriture. Amion Guindo le savait bien qui a fait le pari d'aller au devant de l'échec. Il savait, avant même de s'assoir à la table des négociations, que l'État n'a pas les moyens de satisfaire tous ses caprices. Il a joué, il a perdu et il veut faire payer les autres, en particulier les usagers des services (banques, assurances et autres) relevant de son syndicat. Pourtant un proverbe bien de chez nous dit que quand tu veux la poule de quelqu'un, demande lui sa pintade. Amion Guindo veut certainement tuer la poule aux œufs d'or mais tant s'en va la cruche à l'eau qu'elle se casse. Sinon au moment de la rupture des négociations lundi dernier, avec 16 points de non accord, 13 points d'accord et un point d'accord partiel, la CSTM pouvait reculer pour mieux saute. L'UNTM qui est la plus grande centrale syndicale du pays avait négocié 16 points. Aujourd'hui, sur ce qu'il a obtenu, Siaka Diakité affiche sa satisfaction. Au départ pourtant la CSTM et le gouvernement affichaient une belle sérénité, chacun affirmant avoir confiance en la bonne foi de l'autre. N'était-ce pas une triste mise en scène annonciatrice d'un échec patent, car d'un coté ces gens là du gouvernement savent que la plus belle fille au monde ne peut donner que ce qu'elle a et de l'autre, la centrale syndicale feint d'ignorer qu'elle a demandé la mer à boire ? Face au manque de patience, chaque partenaire a fatalement campé sur ses positions. Pourtant compromis ne veut pas dire compromission.
Mamadou Lamine Doumbia
Date de création : 29/11/2007 @ 13:08
Dernière modification : 01/11/2008 @ 23:13
Catégorie : FAIT DE SOCIETE
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| Qui sommes nous ? |
Depuis l'automne 2007, Isabelle et Jean-Pierre ont immigré au Mali.
Pourquoi cette expatriation ? Un ami malien Oumar, nous a demandé de reprendre en main l'usine de pneus qu'il a démarré en avril 2006 et qui a été fermée pour les vacances d'été le 4 aout 2007. La réalité était tout autre. Au mois d'octobre 07, nous étions à Bamako pour régler le redémarrage de l'usine. Oumar nous disait tous les jours, "vous verrez quand vous serez à Koutiala, je quitterai Bamako et vous ne m'y verrez plus". Nous avons vite compris à notre arrivée à Koutiala, début novembre 2007. Car l'usine existe, les bâtiments, les machines, les outils, tout est là. En revanche, les caisses sont vides, mais nous, dans notre container, Oumar nous avait fait acheter de la matière première. Container que nous récupérerons péniblement à la mi-novembre.
En septembre 2008, la justice s'en mêle, on nous prend la voiture et l'usine est mise sous scellés
Depuis mars 2009, les administrateurs nous annoncent que l'usine va redémarrer dès qu'Oumar aura cédé ses parts de la société afin de rembourser toutes ses dettes.
Voici notre histoire, nous écrivons une lettre hebdomadaire en racontant nos aventures, car nous en avons. Vous pouvez écrire dans notre livre d'or, nous dire vos impressions par billet et réagir aux articles publiés.
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